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Elles furent, comme sur les provinces toutes proches, construites au milieu du moyen âge, surtout sur d'anciens sites paléo-chrétiens datant de l'époque de la christianisation, ces mêmes sites étant retrouvés sur d'anciens sites païens ce qui laisse à penser qu'une constante existe sur certains lieux : l'idée de spiritualité. Ici en Oléron, les églises construites au moyen âge étaient toutes inspirées par l'art roman dominant l'époque. Mais pour la plupart d'entre elles, elles furent détruites au cours des multiples troubles qui ont si fortement marqué ce tas de sable ensoleillé battu par l'océan. Guerre de cent ans, guerres de religions, révolution. Il en reste évidemment avec des caractéristiques et des spécificités. |
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| L'Eglise de Dolus |
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| Elle a été reconstruite au 17ème siècle après plusieurs destructions dont la dernière église romane, brûlée par les protestants au 16ème. Possède un beau retable de bois et un clocher en pierre grises a section carrée appuyé sur une façade massive avec un portail ouvert dans un appareil classique avec corniche en chapeau de gendarme, arcs boutants obliques sur la façade principale et plus courts et obliques aussi sur les angles extérieurs, le tout sur des fondations de l'ancienne église romane. |
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| Au Château |
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| Les églises Ste. Marie et St. Nicolas étaient parmi les plus anciennes subsistant dans l'île jusqu'à la révolte des gabellous en 1548 qui les saccagèrent, et sur ordre d'Agrippa d'Aubigné elles furent démolies en 1584. On reconstruisit bien plus tard l'église actuelle dans la ville nouvelle du 17ème. |
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| A Saint-Pierre |
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| Comme ailleurs, l'église romane fut détruite au 16ème et reconstruite en 1623. Cette église du 17ème possède des particularités intéressantes dont les armes de la famille d'Alesme, anciens seigneurs du lieu, sur un des piliers à gauche du chur, et un rappel de ce que l'on trouve à St. Jean d'Angely, le chef de St. Jean-Baptiste après sa décollation, peint sur la clé de voûte de la chapelle latérale droite. |
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| La particularité architecturale qui attire d'abord le regard sur cette église vient du clocher hexagonal très haut et qui sert d'Amer puisque visible de la mer. Ce clocher s'élève au-dessus de la façade classique avec des allures de baroque. Haut portail d'entrée avec une courbe à peine annoncée, appareillage de calcaire blanchâtre avec colonnes plates noyées dans le mur de façade, renforts d'angles et corniches courant tout du long tandis qu'au dessus, un imposant fronton d'allure baroque s'ouvre d'un vitrail entre deux colonnes trapues surmontées d'un arc en plein cintre appuyé sur des corniches et dont la clé est sculptée pour rompre la simplicité des lignes. Intéressante garniture sculptée dans les deux angles hauts du fronton, tandis qu'au-dessus le passage, à la section hexagonale du clocher, se fait par un ensemble de trapèzes cernés de corniches. |
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| La tour hexagonale se distribue en quatre parties : l'embase faite des dits trapèzes et limitée par une double ceinture en saillie donnant le départ de la tour. Le second élément, haut de deux mètres environs, porte l'horloge et l'escalier intérieur ne reçoit le jour que par de très étroites fentes du mur. Le troisième élément est le clocher proprement dit et porte derrière ses hautes embrasures à persiennes de bois les cloches de l'église. Au-dessus, une corniche élargit en balcon la tour qui se hausse encore d'un étage terminé par une terrasse. Le tout donne au clocher une allure de phare... c'est pour cela qu'il est classé comme amer. |
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| A la Cotinière |
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| Une chapelle récente a été construite prés du port pour recevoir en particulier les ex votos des marins, tandis que sous les dunes "existeraient " des restes d'une chapelle du 18ème qu'il serait peut-être intéressant d'exhumer un jour. |
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| A la Perroche |
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| A voir, l'important Prieuré Saint-Médard. |
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| A Saint-Georges |
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| L'église est considérée comme le plus ancien des bâtiments de l'île. Elle possède une façade de beau calcaire jaune pâle avec un porche à quatre voussures en cintre à peine brisé, ce qui lui confère une allure romane, les voussures nues, appuyées sur des colonnettes aux chapiteaux très ornés de feuillages, et bestiaires de type roman et aux troncs sculptés de motifs géométriques. Au-dessus de la clé de la plus grande des voussures un petit modillon qui s'apparente à un visage de personnage mythique semble avoir été oublié là. Les deux grosses demi-colonnes qui encadrent le portail le séparent des bas côtés aux deux baies symétriques aveugles aux appareillage curieux le fond étant fait de pierres carrées posées sur leurs angles encadrées de d'une double arcature en cintres à peine brisés, portée par des colonnes aux chapiteaux sculptés de bestiaire et de feuillages tandis que les fûts sont ornés de motifs géométriques. Les tympans portaient des sculptures très érodées, celle de gauche ayant totalement disparu. Sur le flanc gauche, un cadran solaire surprend : un soleil dont l'ombre décrit le temps qui passe, il n'est pas très ancien puisque datant de 1860 et tout à coté les quelques mots de son créateur : "nous passons ici bas comme une ombre légère, nous marchons à grand pas vers notre heure dernière". A l'intérieur, la nef restaurée dans les années soixante est d'une grande sobriété avec une charpente apparente en parapluie sur la croisée du transept et sur le chur. |
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| A Saint-Denis |
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| Sur la place, l'église a une façade tout aussi curieuse et différente des autres églises déjà vues. Appareil de calcaire jaune pâle, blanchi par l'usure et la lumière. Portail médian à voûte en plein cintre, à trois arcatures. Voussures toutes simples à frises géométriques reposant sur des colonnettes simplifiées à chapiteaux rudimentaires et socles élargis. Portail surmonté d'un vitrail dans un cercle complet découpé en croix quadrilobée. De part et d'autre du portail deux ouvertures aveugles aux curieux appareillage en zig zag dans les deux tiers bas. Quatre colonnes simples partagent la façade jusqu'aux trois quart de la hauteur du mur qui est bordé d'une corniche en léger surplomb sur modillons tous simples. A droite et à gauche, sur les angles, deux clochetons sur quatre colonnettes surmontés de pointes octogonales avec bourgeon pour terminaison. Joignant la base de ces deux clochetons une balustrade droite sur petits balustres géométriques, donne une impression de recul au clocher bâti sur une base carrée pour ensuite se développer en octogone au-dessus d'une arcade à deux fenestrons à volets que surplombe une horloge. La pointe du clocher a huit faces est orné sur les quatre points cardinaux par de petites fenêtres décorées de chapiteaux supporté par deux colonnettes. L'extrémité supérieure supporte un ensemble rond en gland portant la croix. L'intérieur reste sobre comme la majorité des églises de l'île... |
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| A Grand-Village |
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| Créée seulement en 1950, la commune de Grand-Village n'a pas encore d'église paroissiale, mais une petite chapelle à l'entrée de la bourgade mérite qu'on s'y arrête. |
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